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Santé & hygiène

Quelques exemples de maladies infectieuses et de leurs voies de transmissions : 

1. Le SIDA du chat : cette maladie est équivalente au sida de l'homme, mais il n'y a aucun risque de transmission du chat à l'homme (les virus sont différents). Cette maladie n'est pas non plus transmissible aux autres espèces et n'atteint donc que les chats. 

Le principal moyen de transmission est la morsure lors de bagarres entre chats (car le virus est présent dans la salive). Il peut exister également une transmission par voie sexuelle. Il n'y a pas de vaccin pour cette maladie.

2. La LEUCOSE FÉLINE : quand un chat est exposé à ce virus, il peut réagir de différentes manières en fonction de la réactivité de son système immunitaire. Ce virus peut être à l'origine de maladies prolifératives (leucémies, lymphomes, etc.), de maladies dégénératives (avortements spontanés ou répétés chez la femelle, anémie...) et/ou d'une immunodépression. Le chat ne meurt pas à proprement parler de la leucose mais des maladies dues à la baisse de ses défenses immunitaires. 

Le virus se propage par la transmission de liquide corporel (salive, sang, etc.) d'un chat à un autre, lors d'un combat ou parfois d'un accouplement. En effet la salive est très concentrée en particules virales dans le cas de la leucose. Certains chats se débarrassent du virus. On appelle cela la neutralisation du virus. D'autres deviennent porteurs sains. Ces chats peuvent vivre aussi longtemps que les chats non infectés à condition de rester dans un environnement calme, familier et sans stress.

Il n'existe pas de traitement spécifique mais un vaccin préventif existe. Il doit donc être fait avant que le chat ne soit infecté. 

3. La PIF (Péritonite Infectieuse Féline) : c'est une maladie infectieuse dont le pronostic est presque toujours fatal. Les particuliers détenteurs de chats en ignorent souvent l'existence. Son origine est peu claire. Elle serait due à une mutation suspectée, mais non prouvée, du coronavirus entérique félin (FECV/FeCoV, diarrhée bénigne) en virus PIF (FIPV). Le virus muté est alors capable d'envahir et de se reproduire dans les globules blancs. La réponse immunitaire cause une réaction fortement inflammatoire dans les tissus environnants. 

Bref, une simple diarrhée à priori bénigne peut se transformer en maladie mortelle foudroyante. Et c'est extrêmement contagieux. 
En effet, la prévalence du FECV (diarrhée) est très courante, en particulier lorsque de nombreux chats cohabitent. La contamination se fait par ingestion (transmission oro-fécale) ou par inhalation (particules dans l'air). Les excréments constituent la source la plus fréquente de la contamination. Des surfaces contaminées telles que la vaisselle et les tissus peuvent également être incriminés. La plupart des chats infectés par le FECV ne développent aucun signe clinique, sinon une diarrhée légère. Ils peuvent cependant le transmettre à leurs congénères, avec un risque de mutation du FECV en FIPV responsable de la PIF. Le risque est accru chez les chats très jeunes ou très vieux, ou encore chez les sujets immunodéprimés (atteints de leucose par exemple). Un facteur stressant, tel qu'une opération chirurgicale, un séjour dans une pension en compagnie de chats peu sympathiques provoquant son stress (donc la baisse de ses défenses immunitaires) et/ou de chats ayant la diarrhée (due elle aussi, peut-être à un facteur stress) peut contribuer au développement de la maladie. 

Il n'existe pas de vaccin contre cette maladie

4. Le TYPHUS du chat : le typhus félin est une maladie infectieuse. Elle est mortelle dans 50% à 90% des cas.

La maladie se développe principalement dans les communautés de chats (refuges) ou chez les chats errants et touche principalement les chatons et les chats âgés. Cette maladie se caractérise par une gastro-entérite accompagnée d'un état de profond abattement. Elle est aussi appelée panleucopénie féline. Les symptômes suivants peuvent être observés : anorexie ; perte d'appétit, douleurs abdominales, déshydratation, diarrhée sévère, vomissements.

Cette maladie est très résistante dans l'environnement. Le virus se retrouve dans la gorge et dans les excréments du chat et se transmet par simple voie orale ou nasale. Le virus peut se fixer sur les vêtements ou chaussures et être ainsi transporté sur de longues distances et infecter des chats d'intérieur.

Le vaccin est très efficace. Votre chat aura peu de chance de rencontrer cette maladie ou qu'il aille en pension car le vaccin est toujours obligatoire pour tous les chats accueillis. 

5. Le CORIZA : c'est une maladie commune chez les chats. Elle peut être grave, voire mortelle, si elle n'est pas soignée. Elle est très contagieuse, ce qui impose dans les élevages ou les pensions félines la mise en quarantaine du chat infecté. Prise à temps, la maladie se soigne bien.

Il faut savoir que 70% des chats adultes sont séropositifs, donc porteurs du virus. Si la mortalité est en général faible chez le chat elle est cependant élevée chez les chatons et les adultes immunodéprimés.

Les signes cliniques classiques sont :l'abattement, l'éternuement répété, l'inappétence, la déshydratation, et les excrétions nasales et oculaires abondantes. En réactivation, ces signes sont discrets ou absents. La primo-infection engendre souvent de la conjonctivite et de la kératite pouvant évoluer vers la chronicité et la cécité.

Il existe deux voies principales de transmission : le passage direct du virus présent dans les sécrétions d'un chat infecté (que ce soit en phase aigüe ou en phase de réactivation) vers un autre chat, ou le passage indirect par contamination (cages, instruments divers, personnel par le biais des chaussures, des mains). Les voies de pénétration du virus sont au nombre de trois : voies orale, nasale et conjonctivale. Le virus à l'air libre est instable, puisqu'il reste seulement actif entre 12 et 18 heures.

L'infection est très présente dans les lieux à grande population et densité féline comme les refuges ou chatteries. On considère que 40 à 50% des porteurs sains (chats guéris après une primo-infection) peuvent rechuter et réactiver le virus sporadiquement. Cette réactivation est naturelle mais provoquée très souvent par le stress (hospitalisation, enfermement, mise bas, maltraitance).

Souvent les chats guérissent spontanément en 10-14 jours, sous réserve de ne pas présenter de déficit immunitaire. Tout chat infecté par le virus devient par la suite un porteur latent. Un chat affecté du coryza peut en mourir si le stade de la maladie est avancé.

À retenir :

  • Les chats sont très contagieux entre eux.
  • Les virus sont très dangereux pour les chats.
  • Le stress est un facteur déclenchant important car non seulement il rend les chats vulnérables et enclins à attraper des maladies (baisse des défenses immunitaires) mais il cause aussi des rechutes pour ceux qui semblaient être guéris (réactivations des virus endormis)
  • Pour certaines maladies il existe des vaccins ; pour d'autres, non. 
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